C’est la Semaine Sainte !

Vous trouverez sur cette page des ressources pour vous accompagner vers Pâques de la part du père Christophe, notre aumônier et des enseignantes.

La Semaine Sainte est la semaine juste avant Pâques. On se souvient des derniers jours de Jésus avant sa mort.

Nous vous souhaitons une bonne Semaine Sainte

et de Belles Fêtes de Pâques dans la joie de

Jésus Ressuscité !!

DES VIDEOS

Voici des vidéos qui vous permettront de vivre ces moments en famille

DES CHANTS

Les éditions MAME mettent à votre disposition ces différents liens dans lesquels vous trouverez de nombreuses propositions d’activités, de coloriages et de célébrations à vivre en famille.

Semaine Sainte

Coloriages

Catéchèse à la maison

Messe à la maison

Méditation sur la période actuelle avec la Semaine Sainte des chrétiens à destination des élèves et des familles de Jeanne d'Arc.


De la part du père Christophe, aumônier

 

 

Ce « chemin de Pâques » avait été offert par des enfants à leurs parents, à Noël. Ils l’ont mis en scène dedans et dehors.

 

1. EN ROUTE VERS JÉRUSALEM

 

Vers la fin du Carême, un peu comme dans un examen où le professeur vous avertit qu’il ne reste plus que … minutes, arrive le moment dans l’Evangile où il nous est dit que Jésus prit le chemin de Jérusalem.

 

« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » (Luc chapitre 9, verset 51)


Bien qu’ayant parcouru villes et villages de son pays de naissance pendant 3 ans, Jésus n’allait pas souvent à Jérusalem car là-bas, beaucoup voulaient lui faire la peau.

Dans cette capitale, des croyants étaient férocement jaloux de lui et le détestaient, complotaient pour le mettre à mort ; mais la foule l’aimait bien. Aller à Jérusalem à ce moment là, c’est se jeter dans la gueule du loup. 

Nous découvrons les sentiments de Jésus : il est « déterminé ». Il sait en vérité ce qui l’attend. Il l’a même prédit à ses amis  plusieurs fois, mais personne n’a compris alors. Jésus y va pour donner sa vie. Il y va même s’il doit le payer de sa vie.

Pensons aux gens ordinaires de nos jours qui ont des métiers dits « à risque ».

En France, dans le nord, il n’y a pas si longtemps, des gens partaient travailler « à la mine », sous terre. Pour faire vivre leur famille, ils prenaient ce risque.

De nos jours encore, dans de nombreux pays, combien de gens travaillent encore dans les mines ? Ce n’est qu’un exemple.

L’actualité nous montre le courage des soignants : leur métier les met en première ligne en cas d’épidémie.

Dans vos familles il y a de nombreux parents dont c’est le métier.

Ainsi dans le dévouement de gens ordinaires, Jésus reconnaît ce qu’il a fait lui-même. En effet, il n’appartient pas au passé : il est Vivant. Peut-être on ne se pensait pas proche de lui. Et nous allons découvrir que si : car lui se sent proche de nous.

Mettons-nous en route avec lui.

 

2. LA FÊTE DES RAMEAUX

 

C’est un des moments de l’année où il y a le plus de monde dans les églises.

Cette année, ce sera différent.

Habituellement, vous voyez à cette fête des gens entrer et sortir avec une branche de rameaux à la main. Du buis, des palmes ou autre : du végétal. Pourquoi ?

 

 

C’est en souvenir de l’entrée de Jésus dans Jérusalem.

Son chemin le conduit aux portes de la ville, et là il y est entré sous l’acclamation des enfants et des gens du peuple. Comme on agite des foulards ou des portables allumés à un concert, en levant les bras, les gens agitaient des branches en signe de fête. Jésus était sur un âne : « Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux  dessus, et y firent monter Jésus. A mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin » (Luc 19, 35-36)

Ils l’ont acclamé comme un Roi. Peut-être attendaient-ils de lui qu’il chasse les romains. Leur terre était devenue une colonie romaine et ils en souffraient beaucoup.

 A l’époque, quand un roi arrivait, il arrivait à cheval. Le cheval est un animal rapide et puissant. Arriver sur un âne, c’est surprenant : c’est une manière pour Jésus de montrer comment il est roi : un roi humble, pas un roi qui écrase et domine. Un roi bienfaisant, partageant ses biens avec tous.

Cette arrivée a aussi confirmé une prophétie. Dans le roman Harry Potter, vous avez des prophéties. Dîtes-vous que dans la Bible il y en a beaucoup et elles sont bien réelles celles-là ; et cela concerne notre vie, vous et moi. Génial non ?

Et donc les juifs connaissaient une prophétie annonçant un roi montant un petit âne ; quand Jésus arrive ainsi, leur coeur explose de joie.

Vous attendez beaucoup de choses. De l’amour, des amis, à boire et à manger, de bons résultats, la santé, la nouvelle saison d’une série-télé etc…

Jésus vient répondre à vos attentes. Jamais il ne vous décevra. Mais toujours il vous surprendra. Par son humilité.
Il ne s’impose pas dans votre vie. Il frappe à la porte de nos coeurs. Et il attend. Des minutes, des heures, des années. Il ne renonce pas. Il se tient à la porte, non pas conquérant, mais humble roi.

Vous n’avez rien à craindre de lui, n’ayez pas peur de lui. Il ne vous fera jamais de mal. Il vous bénit. Il dépassera toutes vos attentes.

Pensons à tous ces vêtements que les travailleurs enlèvent à la fin de leur travail quand vient le temps du repos.

Pensons à tous ces gants, ces blouses, ces masques que les soignants portent pour notre bien et puis jettent pour notre bien aussi.

Jésus leur en est reconnaissant. Comme à la fête des Rameaux.

 

3. LE DERNIER REPAS : « JEUDI SAINT »

 

Il y a des moments particulièrement émouvants dans la vie. Un grand-père, une grand-mère âgés sont âgés, ou malades. On vient les voir, c’est pas facile de parler, mais on trouve les mots, les gestes. Il y a de l’émotion, de la tendresse. On pense que c’est la dernière fois où nous les voyons. Parfois, ils nous laissent quelque chose qui leur a appartenu, un souvenir d’eux,
important à leurs yeux.

Le jeudi saint est un jour particulier dans la « semaine sainte ». C’est un jeudi que Jésus a réuni ses amis pour un dernier repas avec lui. « Il prit du pain… il prit du vin…. » et dit des paroles étonnantes : « ceci est mon corps livré pour vous…. ceci est mon sang versé pour vous… vous ferez cela en mémoire de moi ». L’émotion était palpable.

Il n’est pas rare de s'ennuyer à la messe, mais en réalité c’est dans ce moment là que la messe nous entraîne tous. Un moment où tout se concentre, où Jésus a quelque chose à nous donner en souvenir de lui, à chacun de nous. C’est à la fois grave et plein de tendresse.

Si vous n’êtes jamais allé à la messe, n’ayez pas peur de faire le pas : il y aura toujours une place pour vous. C’est Jésus lui-même qui vous l’a préparée. Et des années après vous vous direz : comment j’ai pu laisser cette place vide si longtemps ?

 

4. AU JARDIN DES OLIVIERS : LA NUIT DU
« JEUDI SAINT »

Après le repas, Jésus a emmené ses amis dans un jardin où il s’est mis à prier. Tous se sont endormis et lui a prié pendant la  nuit jusqu’à son arrestation. Il sait que la mort arrive, il est dans l’angoisse et la peur, dans une terrible épreuve. C’est la nuit du condamné à mort. 

Jésus rejoint toutes nos nuits. 

C’est la nuit quand nous souffrons de ne pas avoir notre papa ou notre maman avec nous. 

C’est la nuit quand on se dispute avec un frère, une soeur.

C’est la nuit quand nous n’arrivons pas à faire quelque chose et on pleure de colère.

C’est la nuit quand le chagrin entre dans notre vie paisible. 

La nuit du « Jeudi saint », Jésus nous a tous portés. Il a pris sur lui ce qui nous blesse, et le mal que nous ferons encore à la terre et sur cette terre. 

 

Hé bien cette nuit, Jésus y entre avec sa lumière pour restaurer la paix, pour reconstruire nos vies, pour redonner goût et espoir. Il est capable de nous parler, là où personne n’a accès : dans notre âme, notre esprit, notre coeur, appelez-le comme vous le voulez.

Il est entré de lui-même dans le jardin où il serait arrêté et livré. Pour nous libérer de la nuit et nous porter la lumière de la Vie, et le goût de vivre.
Un jour, je me suis demandé pourquoi Jésus avait pris du « pain » et du « vin ». J’ai compris que le pain est le signe de la nourriture dont nous avons besoin pour vivre, et le vin le signe de la joie de vivre. Car à quoi bon vivre sans joie, sans goût à la vie ?
Jésus est allé jusque-là pour nous redonner Dieu comme Père, et donc le goût de vivre, en enfants de Dieu : aimés infiniment et aimant en retour.

 

5. VENDREDI : LE CHEMIN DE CROIX

 

Nous disons ou entendons souvent : « si Dieu existait, il n’y aurait pas de guerres ». Et quand survient une épidémie, d’ ajouter : « c’est bien la preuve qu’il n’existe pas », « il ne s’intéresse pas à notre sort ».
Et la réponse est sous nos yeux dans cette photo : Dieu descend en personne sur terre… et on lui fait porter une croix.
Que peut-il faire de plus que ça ? Il nous donne son Fils (pour les  chrétiens, Dieu est Un en trois Personnes, le Fils de Dieu est la 2ème personne, envoyé du Père : Jésus). Dieu nous donne son Fils, et il meurt pour nous.
Et nous lui demandons quoi encore ? Ce n’est pas assez ?!
Quand l’épidémie sera finie, que ferons-nous ? Nous croirons en Dieu, en Jésus parce que nous serions en bonne santé ? Ou bien une deuxième fois nous dirons : « c’est du vent, on a autre chose à faire de plus important, pas besoin de lui pour vivre ».

 

 

Faut-il que le soleil se cache pour que nous comprenions qu’on ne peut pas vivre sans lui ?
Faut-il lui cracher dessus de colère quand il se cache ?
Et s’en désintéresser absolument quand il se montre à nouveau ?
Il paraît qu’un gars revenu des champs a été réquisitionné pour porter la croix de Jésus quand il tombait épuisé : le gars s’appelait Symon de Cyrène. Les trains de la Sncf, des avions, servent à conduire des malades en réanimation, à les transférer pour désengorger les hôpitaux pleins. Il y a tout un protocole impressionnant avec ces machines entourant le brancard et à même la peau du malade.
Ça c’est une belle réponse.
Plutôt que de cracher sur le malade qui passe, de mépris et de peur.
 

6. VENDREDI SAINT : JÉSUS CRUCIFIÉ

 

Depuis quelques semaines, les papas et les mamans sont confinés avec leurs enfants à la maison.
Nous n’avons pas choisi cette proximité, l’espace réduit. Mais nous voici resserrés.
Nous redécouvrons qui est le plus proche de nous.
Vient un moment où ce n’est plus la maladie, la menace, la crainte, qui nous resserrent. Mais nos liens. Liens de parenté, de famille. Et une expérience nouvelle se présente à nous. De vivre ensemble parce que nous nous aimons les uns les autres.

 

« Près de la Croix de Jésus se tenait Marie sa mère » (Jean 19, 25)

 

Marie, la maman de Jésus, l’a suivi jusqu’à la Croix. Ce fut très douloureux pour elle. En même temps, malgré tout ce qu’elle voyait et entendait de révoltant, elle a espéré par dessus-tout.

 

Dieu semblait contredire la promesse qu’Il lui avait faite. Il semblait avoir donné et tout repris : tricheur !
Marie garde confiance, grandit encore dans la confiance, donne une nouvelle fois sa confiance à Celui qui lui a donné ce fils chéri.
Marie est considérée dans plusieurs religions. Approchons-nous d’elle, regardons-là et apprenons d’elle.

 

7. DIMANCHE : LA RÉSURRECTION

L’espérance de Marie ne fut pas déçue.
Le dimanche matin, le tombeau est ouvert on ne sait pas comment, et à l’intérieur il n’y a personne.
Il est bon de « sortir » de nos préjugés. En classe, dans la cour de récréation, dans la rue ou au travail ou en promenade pour les adultes, nous avons, nous vivons avec des préjugés. Nous sommes aidés à l’école pour, peu à peu, laisser tomber ces préjugés, et apprendre ainsi à connaître la réalité des
personnes.


Certes, nous tomberons sur des gens pas intéressants, agressifs, nous serons déçus. Eh bien ce sera une expérience qui nous permettra de mieux connaître ces personnes, ou tout au moins un aspect pas glorieux, pas charmant de leur comportement, de leur caractère à ce moment-là.

Et ce sera aussi une deuxième expérience possible, dont ils ne sauront rien sur le moment, car cela se joue au fond de notre coeur : porter un regard d’espérance sur eux.
Jésus porte ce regard sur nous. Marie a appris de lui à faire de même.
Souvent, la réalité nous révèlera de belles surprises. Nos yeux s’ouvriront ; nous verrons les personnes avec le « grand angle » d’un appareil photo : c’est plus large qu’une vue ordinaire.
Quand s’approche pour nous le jour de « sortir » de nos maisons et progressivement circuler librement, ou « sortir » même du territoire pour découvrir un autre pays, si notre regard intérieur reste étroit, alors le paysage sera étroit aussi.
Développons ce regard intérieur, sortons de nos préjugés, par exemple sur Jésus, pour découvrir la réalité, et la voir telle qu’elle est, transformée, grande et belle.

 

Père Christophe de la Chanonie, aumônier de l’école Jeanne d’Arc

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